Changements Climatiques

Les changements du monde par le climat

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En route vers Copenhague : ouverture de la Conférence de Barcelone

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Cinq derniers jours pour négocier à Barcelone, avec l’ultime rencontre au sommet à Copenhague en décembre prochain.

Lors de la cérémonie d’ouverture ce lundi, comme le remarque Arnaud Gossement sur son blog, la ministre Danoise chargée du climat a fait un vibrant appel aux négociateurs afin qu’ils closent les discussions vendredi de telle sorte que le texte soit simplifié et que seuls les points de désaccords majeurs restent apparents, avec quelques options ouvertes pour que les ministres puissent trancher à Copenhague.

Les autres intervenants (dont le discours avec un quelconque intérêt) n’ont pas dit autre chose. Cinq jour pour débrousailler massivement les « non papers » (papiers qui recoupent tous les points de divergence) du groupe LCA  ; il y a du travail -certains non paper proposent encore jusqu’à 12 alternatives pour un même article-.

Comme l’a rappelé Yvo de Boer lors de la conférence de presse : nous n’avons pas le choix, il faut trouver un texte d’accord général en décembre (« negociations must stop in Copenhagen »), car le mandat s’arrête avec l’année 2009. Cela n’empêchera pas les discussions plus techniques de continuer ensuite.

Longuement questionné sur la place des Etats-Unis, il a déclaré qu’il ne pense pas concevable qu’un accord puisse être trouvé sans un objectif d’atténuation clair de la part de ce pays.  Il a rappelé différents points qui lui font penser que cela est encore possible :

– en 1997, pour les négociations de Kyoto, les délégués des Etats-Unis étaient très éloignés du Sénat. Aujourd’hui, ils travaillent de manière très rapprochée.

-le protocole de Kyoto n’a pas été ratifié par les EU parce qu’il était contraignant en droit international (comme certains le disent), mais parce que le Sénat a estimé que la lutte contre les changements climatiques pourrait atteindre durement l’économie américaine et parce que les pays émergents ne s’engageaient pas significativement. Aujourd’hui, ces deux derniers points ne sont plus vrais.

Yvo de Boer a rappelé qu’en 1997, aucun pays signataire n’était doté d’un instrument domestique afin d’atteindre des objectifs de réduction. Certes, aujourd’hui, de nombreux pays ont élaboré des politiques avec des objectifs chiffrés ; mais que les Etats-Unis n’aient pas adopté leur législation ne saurait entraîner obligatoirement un échec à Copenhague.

On notera au passage ici l’ambiguité de toute les négociations internationales : soit les pays n’ont pas pris d’engagement avant de négocier (situation Kyoto) et dans ce cas les négociations sont libres d’évoluer mais les Parlements nationaux devront avaler des couleuvres ; soit les pays ont pris des engagements nationaux, ce qui donne des gages de garanties concernant leur volonté, mais les négociations sont forcément limitées puisque les chiffres ne peuvent évoluer. La situation actuelle est intermédiaire et il faudra que les chiffres évoluent malgré l’existence/l’absence d’engagements nationaux.

En tout état de cause, les points clés à régler sont toujours les mêmes : les engagements chiffrés d’atténuation, les financements dégagés pour l’atténuation/l’adaptation, l’architecture globale qui permettra de rendre l’accord effectif, contraignant mais également flexible. Cela ne sera/devra être réglé à Copenhague.

Edit @ 14h45 : lors de sa conférence de presse, le chef de la délégation américaine a clairement fait comprendre qu’il espère une avancée majeure du travail du Sénat d’ici Copenhague. Cet espoir est un bon signe : cela voudrait dire qu’à Copenhague, des chiffres clairs pourraient être portés par la délégation US et donc permettre un accord global.

Négociations sur le climat pour Copenhague (10) : l’Europe provoque un dangereux psychodrame à Bangkok

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La conférence internationale de négociations internationale sur les changements climatique de Bangkok s’est clôturée aujourd’hui. Que retenir à l’issue des conférences de presse finales de l’UNFCCC, de l’Inde, de la Chine, de l’UE, des Etats-Unis (vidéo ici) ?

  • L’Union Européenne veut « tuer » le protocole de Kyoto : « totalement inacceptable »

La structure juridique qui contiendra un éventuel accord à Copenhague est problématique et fait l’objet d’une vive polémique, dangereuse.

En effet, à Copenhague, l’accord pourra se trouver de trois manières possibles (d’après Yvo de Boer, secrétaire général de l’UNFCCC) :

– des engagements dans le cadre du PK sur la seconde période (qui débute en 2013) et l’inclusion des Etats-Unis (comment ?)

– un nouveau traité dans le cadre de l’UNFCCC, à l’image du Protocole de Kyoto (PK)

– la Conférence des Parties de l’UNFCCC réunie à Copenhague (COP15) prend une série de décisions visant à lancer des politiques

Si l’UNFCCC rappelle que ce qui est important ce sont les objectifs fixés et non le cadre légal, l’annonce par l’Union Européenne qu’elle voulait « move away » (s’éloigner) du PK a eu l’effet d’une bombe.

En effet, le PK est considéré par la plupart des pays (en particulier les pays émergents, qui sont parties au traité même s’ils n’ont pas de contraintes de réductions actuellement) comme le seul cadre légal contraignant existant et possible pour réguler le climat. Le problème majeur est que les Etats-Unis ne l’ont pas ratifié et le ratifieront pas…

Ce qui fait dire à l’Union Européenne qu’il faut passer à autre chose. Elle affirme qu’elle veut « garder la structure » du PK mais aller vers une structure plus large et  renforcée pour avoir un « accord unique ». Mais cela est vécu comme une remise en question de certains acquis du PK, puisqu’il serait tout à fait possible de modifier le PK plutôt de créer un autre protocole. L’annonce est également vécue comme une trahison car l’UE a annoncé que cette décision a été prise il y a plus d’un an… mais n’a été explicitement révélée qu’hier.

Le G77 et la Chine sont très remontés et se disent « extrêmement inquiets » par cette annonce. La délégation indienne indique que les discussions dans le cadre du groupe AWG-KP (groupe de discussion sur le Protocole de Kyoto) se sont mal passées, du fait de manque de volonté de la part de certains pays développés. Le refus de la part des pays développés d’accepter de discuter de chiffres de réductions de leurs émissions pour la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto est vécu comme totalement « inacceptable » et un signe de la volonté d’abandon du PK.

L’UNFCCC considère le protocole de Kyoto comme indispensable.

  • Emissions per capita : l’UE encore fautive

La délégation de l’UE a déclaré il y a quelques jours que se focaliser sur des objectifs d’émissions par tête à long terme n’était pas une bonne façon de procéder (c’est pourtant un principe généralement accepté, position officielle défendue par la France par exemple). Questionné sur ce sujet, Yvo de Boer déclare qu’il ne partage pas cette position.

Ca fait beaucoup de provocations pour une seule délégation, non ? De surcroît, inutiles puisqu’elles ne font pas avancer le fond des discussions (financement, répartition de l’atténuation…).

  • Technologies et adaptation, sources de satisfaction et de signes encourageants

La délégation indienne indique sa satisfaction au regard de certaines avancées relatives à deux des cinq chapitres de la « feuille de route de Bali » à savoir l’adaptation et les technologies. Ces deux chapitres ont fait l’objet d’avancées importantes sur les textes, même s’il reste beaucoup à faire. Ce constat est partagé par le secrétariat de l’UNFCCC, très satisfaite que les questions de technologies soient pleinement rentrées dans les négociations depuis quelques années et qu’elles avancent vite.

Pour l’UNFCCC toujours, de nombreuses discussions ont eu lieu, ce qui a permis de clarifier des éléments tels que les classifications des pays (pays développés, pays développés émergents etc.). Les débats ne sont pas clos mais ont permis de clarifier la situation.

Les Etats-Unis estiment que les avancées sur les textes sont limitées mais que les discussions de fond ont été bonnes. Pour l’Union Européenne, c’est exactement l’inverse des progrès sur le texte, mais pas sur le fond. No comment.

  • Pas de chiffrages pour l’atténuation et les financements

Le président du groupe AWG-KP avait annoncé qu’il n’y aurait pas d’avancée majeure à Bangkok sur les chiffrages de l’atténuation et du financement, deux éléments clé mais douloureux. Il faut pour cela une volonté politique que les délégations nationales de négociateurs n’ont pas. Contrairement à l’Inde et au G77 il n’est donc pas inquiet de ce constat et estime que cela pourra évoluer à Barcelone (novembre) puis à Copenhague, avec la présence des leaders politiques.

L’Union Européenne demande aux pays émergents de montrer leurs cartes, afin de pouvoir avancer sur les chiffrages : combien sont-ils prêts à dévier de leur trajectoire ? Pour le moment, à part l’Indonésie, personne n’a annoncé de chiffre agrégé.

Pour Yvo de Boer (secrétaire général de l’UNFCCC), tous les ingrédients sont sur la table pour réussir un accord à Copenhague… Il faut maintenant que les leaders politiques choisissent l’action pour débloquer la situation.

La Norvège a annoncé qu’en cas d’accord international, elle relèverait son objectif de réduction à -40% en 2020 par rapport à 1990. Déclaration très appréciée.

  • Inde et Etats-Unis : la souveraineté nationale exacerbée

L’Inde a mis en place de nombreuses politiques nationales très ambitieuses concernant l’atténuation des émissions dans une perspective de développement, dotées d’objectifs chiffrés contraignants… Mais pas question pour l’Inde de formuler un chiffre unique d’atténuation nationale qui pourrait être inscrit dans un accord international contraignant. L’Inde refuse catégoriquement d’établir des accords bilatéraux en substitution à un accord global.

En réalité, la rhétorique indienne est très similaire à celle des Etats-Unis.  Lorsqu’elle parle politiques climatiques, la délégation américaine se place au niveau national en rappelant que l’action doit relever de la volonté interne. Mais bon, la souveraineté des pays en développement a ses limites : les USA exigent que tous les NAMAs (plans d’atténuation nationaux) fassent l’objet d’une vérification internationale, alors que l’UNFCCC indique que seuls les NAMAs financés par l’extérieur devraient faire l’objet de vérification extérieures.

Les Etats-Unis rappellent volontiers que leur projet de loi est bien plus puissant que les accords internationaux (perspective 2050, outils de contraintes…).

  • Copenhague suspendu à la bonne volonté du Sénat américain ?

Yvo de Boer croit, sur indication de J. Kerry, qu’il est possible que les Etats-Unis soient associés à un accord international même si la loi Waxman-Markey n’est pas encore adoptée par le Sénat. Ce serait très rassurant, puisque des officiels américains ont indiqué qu’il sera fort probable que la loi ne soit pas examinée avant Copenhague…

Petit problème : la délégation américaine dit exactement le contraire. Elle estime que si la loi n’est pas passée d’ici Copenhague, ce sera « nettement plus compliqué », notamment parce que les Etats-Unis ne pourront pas mettre de chiffres sur la table.

En conclusion, le G77 et la Chine appellent les citoyens européens et occidentaux en général à se mobiliser pour obliger leurs dirigeants à plus d’ambitions pour débloquer les négociations.

Dates à venir signalées :

– 21 oct. : réunion des ministres de l’économie et des finances de l’UE

– 22 oct. : réunion des ministres de l’environnement de l’UE

– 29 oct. : réunion des chefs d’Etat et de gouvernements de l’UE

Voir les épisodes précédents : (1), (2), (3), (4), (5), (6), (7), (8), (9).

Négociations internationales vers Copenhague : suivi des positions (3)

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Voir les épisodes précédents : (1), (2). Voir les posts sur les discussions à Bonn : 1, 2

  • Australie : une semaine après l’échec de la loi fixant des objectifs de réduction d’émissions (voir ici), le Sénat australien a accepté la loi sur les énergies renouvelables. La loi fixe un objectif de 20% d’électricité d’origine renouvelable d’ici 2020, contre 8% actuellement. La loi doit maintenant être acceptée par la Chambre Basse. Si la nouvelle est plutôt bonne, elle reste modest puisque seule l’électricité est concernée (et pas la production énergétique dans son ensemble.
  • Maldives. Dommage collatéral de la crise financière : le Président des Maldives ne participera pas aux négociations de Copenhague, afin de réduire les dépenses du gouvernement. On peut vraiment dire que les petits Etats-îles paient la double peine infligée par les pays occidentaux (crise financière + crise climatique).
  • Toujours les suites de Bonn : l’UNFCCC s’inquiète du manque de temps pour boucler les discussions avant Copenhague (15 jours de négo restants). Cependant, contrairement aux réunions de juin, il semble que les Etats-Unis entrent véritablement dans la danse, ce qui pourrait faire changer le rythme des discussions.
  • Pays les moins avancés. A l’occasion d’un groupe de travail organisé en Éthiopie, les pays les moins avancés rappellent qu’ils ne peuvent mettre en place leur plan nationaux d’adaptation (pourtant prêts) faute de moyens… moyens qui devaient pourtant être fournis par les pays industrialisés.

Une nouvelle étude analyse les risques d’accroissement de la pauvreté sur certaines populations (urbaine des pays pauvres surtout) du fait du changement climatique.

  • Chine : suite au rapport publié la semaine dernière (voir ici) qui indique que les émissions chinoises pourraient atteindre leur maximum d’ici 2030, les officiels chinois envisagent la rédaction d’une résolution très prochainement sur le sujet. Si la Chine se fixait une trajectoire d’émission, cela pourrait faire substantiellement avancer les négociations. Enfin une bonne nouvelle (enfin on attend le texte…).

La motivation des gouvernants vient peut-être de cette étude actualisée qui souligne l’intérêt pour la Chine du marché des technologies à faible intensité carbone.

  • Inde & USA : Clinton est optimiste sur le fait que les Etats-Unis et l’Inde pourront trouver un accord sur un plan « pour changer drastiquement la façon de produire, consommer et stocker l’énergie » et plus généralement sur la réussite de Copenhague. Pendant ce temps, la loi sur les émissions de CO2 se fait sérieusement chahuter par les Sénateurs. Même With, démocrate et ancien négociateur sur le climat dans l’administration Clinton, critique la loi car elle aurait un impact trop large sur l’économie ; elle mériterait d’être revue à la baisse. Pourtant certaines grandes entreprises prennent cette affirmation à contre-pied et appellent à la mise en place d’une législation, afin de pouvoir préparer les investissements…
  • Travailleurs du monde : lors d’une réunion de la Confédération Internationale des Syndicats, les syndicats du monde ont formulé un avis qui supporte une très forte réduction des émissions de GES et la mutation vers une économie décarbonée. Bien que des débats existent, un consensus a été trouvé notamment grâce au fait qu’une économie décarbonée pourrait être l’occasion de créer de nombreux emplois et d’améliorer les conditions de travail.
  • Insuffisant : l’agence ClimateWorks qui réalise des analyses pour les Nations Unies prévient que les engagements financiers des gouvernements sont actuellement insuffisants. Elle estime qu’il faudra mobiliser entre 95 et 130 milliards d’euros par an entre 2010 et 2020. Ce chiffre est proche de l’analyse du WWF (112 milliards d’euros par an).

En route vers Copenhague : fin des discussions à Bonn

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L’UNFCCC vient de publier un communiqué de presse, lors de la conclusion de la semaine de discussions informelles à Bonn. Le mot d’Yvo de Boer, pour le moins mitigé, indique la situation inquiétante dans laquelle nous sommes actuellement. Il est désormais très probable qu’un accord à la hauteur des enjeux ne soit pas conclu à Copenhague en décembre prochain…

PRESS RELEASE

Negotiators Get Down to Practicalities at Bonn UNFCCC Meeting,
But Negotiations Have Yet to Pick up Speed

(Bonn, 14 August 2009) – A week-long informal negotiating session toward a new global
response to climate change concluded in Bonn Friday. The consultations, attended by around
2400 participants, were part of a series of UNFCCC gatherings this year designed to culminate in
an ambitious and effective international climate change deal in Copenhagen in December. The
Copenhagen outcome is to follow on the first phase of the Kyoto Protocol, which expires at the
end of 2012.

“At this meeting, only limited progress was made, although governments did get down to
some practicalities in the areas of adaptation, technology and capacity building,” said Yvo de
Boer, Executive Secretary of the UN Climate Change Secretariat. “So with only 15 days of
negotiating time left before Copenhagen, negotiations will need to considerably pick up speed for
the world to achieve a successful result at Copenhagen,” he added.

Whilst some progress in Bonn was made in narrowing down options in the negotiating
text, governments also discussed technical issues such as how mid-term (2020) emission
reduction pledges of industrialised countries could be translated into legally binding targets as a
key component of the Copenhagen deal.

“Industrialised countries need to show a greater level of ambition in agreeing to
meaningful mid-term emission reduction targets. The present level of ambition can be raised
domestically and by making use of international cooperation,” the UN’s top climate change official
said.” “We also need a clear indication of the finance and technology industrialised countries are
ready to provide to help developing countries green their economic growth and adapt to the
impacts of climate change.”

“In the context of the G8 and Major Economies Forum, I see a group of countries
considering actions that would allow them to profit from the boom in clean technology,” said Yvo
de Boer. “The question is how all nations can profit from this development. Poorer countries risk
being left by the wayside without access to technology and finance. International cooperation
needs to provide them with the means to enable them to green their economies and to adapt to
the inevitable effects of climate change. In order for that support to be financed, I believe that
countries need to be more specific about what they want supported and how,” he added.

Following the meeting in Bonn, work on the negotiating text will continue on 28
September in Bangkok at a two-week negotiating session. Delegates will then assemble for five
days of pre-Copenhagen negotiations in Barcelona 2 November.

A major opportunity for all Heads of State and Government of the world to provide clear
political guidance to negotiators ahead of the UN Climate Change Conference in Copenhagen will
be The UN Secretary-General’s Climate Change Summit for world leaders 22 September in New
York. The New York meeting will assemble Heads of State and Government  from all 192 Parties
to the UNFCCC.

Further upcoming UNFCCC meetings

Bangkok Climate Change Negotiations 2009
9th session of the AWG-KP and 7th session of the AWG-LCA – Monday, 28 September to Friday,
9 October 2009 United Nations Conference Centre (UNCC) of the United Nations Economic and
Social Commission for Asia and the Pacific (UNESCAP), Bangkok, Thailand. Full media facilities
and numerous press conferences. No side events (due to space limitations).

Barcelona Climate Change Negotiations
Resumed Seventh session of the AWG-LCA and resumed Ninth session of the AWG-KP – 2 to 6
November 2009  Barcelona, Spain, Fira Barcelona. Full media facilities, around 100 side events.

United Nations Climate Change Conference Copenhagen
COP 15 and CMP 5 – 7 to 8 December 2009, Bella Center, Copenhagen, Denmark. Numerous
press conferences, more than 200 side events.

Ajout : la version française ici

Sur le même sujet :

-Un article de libé : http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/08/climat-vers-un-ratage-total-%C3%A0-copenhague.html

-Un article du monde : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/14/pour-greenpeace-le-risque-qu-aucun-accord-ne-soit-signe-a-copenhague-est-reel_1228671_3244.html